La biodiversité sur le verger

Plusieurs aménagements ont été faits sur l’exploitation en faveur de la biodiversité. Ils permettent nourriture et logement à beaucoup d’espèces différentes. Toutes les photos de cette page ont été prises sur l’exploitation.


Les nichoirs à mésanges

Dans la campagne, il existe de nombreux oiseaux auxiliaires des cultures qui consomment des insectes au printemps et en été. Il en est de même pour certains rapaces nocturnes et diurnes, qui sont eux aussi des alliés en consommant des micro-mammifères.

Lors d’une formation organisée par l’ADABIO avec Agrinichoirs, 9 nichoirs à mésanges en bambou ont été réalisés. Implantés à différents endroits sur l’exploitation, 6 ont été occupés dès les premiers mois. En ce printemps, une bonne partie semble de nouveau accueillir des nichées. Ils sont fait pour attirer en particulier les mésanges bleues et les mésanges charbonnières qui sont insectivores. Au printemps, elles nourrissent leurs nichées avec des chenilles, mais aussi des insectes volants comme les mouches ou les moustiques. Lors de belles journées, une mésange bleue peut ainsi effectuer entre 500 et 900 nourrissages par jour, avec une consommation annuelle pouvant atteindre 10 000 chenilles par an ! C’est autant d’insectes capturés qui ne porteront pas atteinte aux cultures et aux fruitiers. Elles sont également les prédatrices naturelles des chenilles processionnaires.


Les rapaces

Les rapaces diurnes et nocturnes ont pour habitude de se percher régulièrement au cours de leurs sessions de chasse. Cela leur permet d’économiser leur énergie, surtout en hiver, et de chasser à l’affût. Les rapaces de campagne (buse variable, faucon crécerelle…) sont de gros consommateurs de petits mammifères, surtout de campagnols, musaraignes et mulots.

Le palissage des petits fruits sur l’exploitation sert de perchoir à ces oiseaux.


Les abris à chauves-souris

Trois abris à chauves-souris, fabriqués avec des matériaux de récupération, ont été disposés en mars 2022. Le principe est simple : proposer aux chauves-souris un espace pour se glisser et se reposer en journée au printemps et en été.


La mare

Les mares sont des foyers de vie qui permettent le développement non seulement de tout un cortège de plantes mais également d’une multitude d’animaux.

Une nouvelle formation organisée par l’ADABIO avec Agrinichoirs, nous a permis d’aborder le thème des mares, que ce soit comme réservoir d’eau pour l’arrosage ou plus simplement pour la biodiversité. J’ai donc creusé une petite mare d’environ 2,5 x 3 m avec une profondeur maximale de 90cm. Elle est placée dans une zone de fort ruissellement l’hiver ce qui permet de la remplir naturellement. Une mare est un écosystème complexe, très souvent riche en biodiversité (amphibiens, libellules, insectes aquatiques, plantes…) et fortement lié aux écosystèmes voisins. C’est une zone de reproduction, de refuge, ou le garde-manger de très nombreuses espèces. Une mare a donc un intérêt majeur pour la biodiversité.

Un mois après son implantation, j’observe déjà des libellules. Ses larves sont aquatiques et carnivores. Adulte, elle vit d’une à quelques semaines et se nourrit d’insectes volants (pucerons ailés, moustiques…). Elle est assez vorace et ses capacités exceptionnelles de vols laissent peu de place à l’échec lors de la chasse. Efficace contre les moustiques!


Plantation d’une haie

En plus des fruitiers et arbres diverses plantés entre les petits fruits, une haie d’environ 38m de longueur a été mise en place en début d’année 2022. Les essences sont variées : viorne lantane, viorne tin, noisetier, sureau noir, amélanchier, cornouiller, troène, lilas…


Zones non fauchées et fauches tardives

Des zones restent totalement non fauchées pour garantir un abri aux insectes. Entre chaque ligne de petits fruits, une zone reste également enherbée le plus longtemps possible. « Ce n’est pas bien entretenu ! Il y a des herbes hautes partout … » et bien non, c’est voulu! Le principe du fauchage tardif est de respecter le cycle de la nature, en coupant la végétation le moins possible. Ainsi, le couvert végétal a le temps de se développer, ce qui favorise la pollinisation et offre nourriture et refuge à la faune. En laissant la végétation pousser, on permet également à de nouvelles espèces de s’implanter, ce qui favorise la biodiversité. Cela garde en outre une certaine fraicheur l’été.


Inventaire des oiseaux réalisé par la LPO et Colocaterre

Deux bénévoles de la LPO sont venues un matin pour faire un inventaire des oiseaux présents sur l’exploitation. Financé par le PNR des Bauges, cet inventaire à permis de voir l’étendue de la biodiversité présente et de discuter d’aménagements possibles.


Participation au programme Des Terres et des Ailes « Les oiseaux de vos fermes »

Pour contribuer à préserver les oiseaux des milieux agricoles, la LPO en partenariat avec Colocaterre a lancé le projet « Des Terres et des Ailes » dont l’objectif est de restaurer la nature de nos campagnes et réduire la disparition des oiseaux et de la petite faune. Depuis plusieurs dizaines d’années, les oiseaux communs disparaissent de nos campagnes. Le programme permet de conseiller les agriculteurs sur tous les éléments à mettre en place sur leur exploitations pour favoriser le retour des oiseaux.

www.desterresetdesailes.fr


Hermine

Animal de la famille des mustélidés l’hermine est un petit animal connu pour sa capacité à changer de couleur selon la saison. Généralement blanche en hiver, elle possède un pelage brun à roux en été sur le dessus de son corps, et blanc sur le dessous. Le bout de sa queue garde un pinceau noir quelle que soit la saison ! Son corps allongé est particulièrement adapté pour chasser des petits rongeurs tels que le campagnol. Une aide précieuse pour l’agriculteur mais très difficile à prendre en photo! Elle a été aperçue à plusieurs reprises sur l’exploitation depuis 2019.